Bien plus qu’un sport de combat : une voie. Le Taekwondo est l’art martial le plus pratiqué au monde, et un art de vivre né en Corée. Voici l’essentiel pour le découvrir.
Tae, kwon, do : trois syllabes qui résument tout l’art. Le pied frappe, le poing frappe, et la voie relie les deux.
« La voie du pied et du poing ». Le même Do que dans le judo ou l’aïkido : un art qui dépasse la technique pour devenir un chemin. Il se vit sur trois plans : art martial coréen traditionnel, sport olympique mondial et art de vivre. Un art à mains nues, réputé pour ses techniques de jambes dynamiques et puissantes.
On progresse par grades. Le débutant commence au 10ᵉ keup (ceinture blanche) et remonte jusqu’au 1ᵉʳ keup, en passant par les couleurs. Viennent ensuite les dan, les ceintures noires.
Souplesse et amplitude (les coups de pied hauts), endurance, force, équilibre et coordination. Le corps entier travaille à chaque séance.
Discipline, concentration, confiance en soi. La progression par ceintures donne un but ; l’effort apaise le stress.
Et surtout : c’est pour tout le monde. Enfants, ados, adultes, seniors : on commence à tout âge et on progresse à son rythme. Pas besoin d’être souple ni sportif pour débuter.
Le Taekwondo plonge ses racines dans des arts coréens anciens (le taekkyon et le subak) et dans l’esprit des Hwarang. Le Taekwondo moderne s’est réinventé au XXᵉ siècle à partir du karaté appris durant l’occupation japonaise. De cette synthèse est née une identité tournée vers les jambes.
Les kwans : les écoles fondatrices

Aucun homme seul n’a « inventé » le Taekwondo. Mais une figure domine son unification : le général Choi Hong-hi (최홍희), qui propose le nom « Taekwondo » en 1955 puis fonde en 1966 la première fédération internationale, l’ITF. En parallèle, l’État coréen rassemble les écoles au sein de la Korea Taekwondo Association, puis du Kukkiwon (1972) : ce courant deviendra le Taekwondo olympique.






ITF · International Taekwon-Do FederationFondée par Choi Hong-hi (1966). Style Chang-hon : ses « tul » aux noms de héros coréens, contact léger.
World TaekwondoStyle Kukkiwon, poomsae Taegeuk. La seule famille reconnue aux Jeux olympiques (depuis Sydney 2000).
Le Do (도, 道), « la Voie », est le cœur du Taekwondo. Hérité des traditions confucéenne et taoïste, il transforme une technique de combat en cheminement de toute une vie. Cinq préceptes guident cette voie, vécus chaque jour au dojang.
Le serment de l’élève« Je respecterai les préceptes du Taekwondo et mon maître ; je n’en ferai jamais mauvais usage ; je serai un champion de la liberté et de la justice ; je contribuerai à bâtir un monde plus pacifique. »Récité au début du cours, il engage l’élève bien au-delà de la technique.
Au centre du drapeau coréen figure le Taegeuk (태극, 太極), le « Faîte suprême » : l’harmonie de l’eum (bleu) et du yang (rouge), forces contraires et complémentaires d’où naît tout l’univers. Autour, les huit trigrammes figurent les forces de la nature et donnent leur nom aux huit poomsae fondamentaux.
On se déchausse, on salue (kyeongnye), on porte le dobok. Le dojang, « le lieu où l’on suit la Voie », repose sur une étiquette de respect. Proclamé art martial national en 1971, le Taekwondo a son siège mondial à Séoul : le Kukkiwon (국기원), autorité de référence pour les techniques, les poomsae et les grades dan.
Deux façons de continuer : comprendre le parcours des ceintures, ou plonger dans les poomsae.
Contenu vérifié à partir de sources de référence (Kukkiwon, Taekwondo Wiki, Wikipédia). Portraits, emblèmes et logos : Wikimedia Commons & Taekwondo Wiki (droits de leurs détenteurs).